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Expositions virtuelles concoctées par BulBe... Sujets divers Propos d'artistes
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Dominique Isserman pour la liberté de la presse

Après Helmut Newton pour la réalisation de l’album 2003 de Reporters sans frontières en faveur de la liberté de la presse, c’est la photographe de mode Dominique Isserman qui s’y colle cette année.
Loin de son univers glamour habituel, fait de strass et de mannequins, elle nous livre un recueil de photographies, dans lequel on dresse les portraits de « prédateurs » de la liberté de la presse, où miliciens et mercenaires côtoient des haut dirigeants et hommes politiques « respectables »… mais en même temps, c’est tellement plus qu’un simple livre ! Il justifie au fil des images toute sa raison d’être tel un véritable rappel aux réalités de notre monde.
Cette phrase, extraite de la préface signée Philippe Sollers, résume bien l’essence du travail de la photographe : « Dominique Issermann semble ne connaître que deux lois : intérieur très privé, dehors vide. La vie humaine est un luxe inouï, mais précaire et fragile. »
Précaire et fragile, tout comme la liberté d’expression des médias…

Dominique Issermann pour la liberté de la presse
152 pages, 8 euros
Pour plus d’ informations : Reporters sans frontières

NM.D'N
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Art chinois à Sarlat

L'année de la Chine se poursuit dans le Périgord, à Sarlat plus exactement, avec une judicieuse exposition intitulée Sens interdits. Cette manifestation, qui se déroule dans la très belle bâtisse de l'ancien théâtre, se découpe en deux parties : la sensualité dans l'art ancien et l'art moderne en Chine. Dans la première, c'est surtout de sculptures dont il s'agit, des splendeurs tout en courbes datant des années 700. Dans la seconde salle, des tableaux comme tout droit sortis d'une calligraphie géante, une baignoire incongrue, des photographies en forme de photomontages par les nouveaux jeunes talents chinois. Ce contraste, pas si fort que cela en fin de compte, entre art ancien et nouveau, constitue à lui seul une curiosité.

Exposition Sens Interdits
À l'Ancien Couvent
Jusqu'au 25 mai
Sarlat

S.D.
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Le festival de Chaumont s'affiche

Du 14 mai au 27 juin 2004, Chaumont invite les graphistes à son festival international. Devenu une référence dans ce domaine, ce festival propose pour sa quinzième édition un planning chargé.
Les travaux de pointures de ce milieu (feu Roman Cieslewicz et Pierre Di Sciullo) seront exposés ainsi que les travaux de G.T.F. /Graphic Thought Facility et Paul Ellimann, graphistes londoniens. Lectures, ateliers et rencontres sur le sujet seront, bien sûr, au programme.
Rien que du classique, donc, dans les expositions annoncées (les incontournables Pierre Bernard, Alex Jordan et Vincent Perrotet assurent la direction artistique). Espérons plutôt de bonnes découvertes avec les travaux d'étudiants et le Salon de la petite édition graphique.

Festival international de l'affiche
Bureau du Festival :
7/9, avenue Foch - 52000 Chaumont
Tél : 03 25 03 86 80

M.C.
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Une adolescence par Mark Lyon

Quel objet rafraîchissant que ce livre ! Mark Lyon, photographe de mode et surtout portraitiste, a suivi du regard une jeune adolescente de son entourage pendant quelques années. Les périodes sont mélangées, la belle se maquille, s'habille ou se montre naturelle et joue avec l'objectif. Une sacrée photogénie, est-ce la même fille ou plutôt femme-enfant ? L'esprit de Larry Clark plane sur ce recueil de photographies, c'est certain. Mais le livre n'est jamais voyeur, c'est davantage de la douceur qui en ressort. Les images sont sensibles, belles, pures comme son titre l'indique. Un bonheur printanier agrémenté d'un grand format qui ne manque pas de charme. Mark Lyon, on reparlera de vous sur BulBe, promis !

Pure de Mark Lyon Issue editions
40 euros (chez Colette, la Hune, etc.)

S.D.
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Fier d’être un flyer

Jazz, Brasilian, Hip-Hop, Series, Drawings, Early days, Unusual shapes, Regular Nights… si ces mots ne vous évoquent pas le milieu de la nuit et des clubs, alors un indice, il s’agit de l’alléchant sommaire du nouveau-né de chez Happy Books : PROUD 2BEA FLYER.
L’obejt en lui-même est un vrai plaisir, une couverture de carton kraft épais, un papier mat très chic et une mise en page assez fine mais pas effacée qui révèle la beauté des graphismes.

Dès la préface, seul élément textuel de l’ouvrage, nous sommes prévenus : l’univers du flyer est bien trop dense, trop varié et trop vieux (!) pour prétendre proposer ici une rétrospective complète.
L’auteur choisit plutôt de montrer une sélection subjective, angle qui donne souvent de bons résultats. On n’est alors ni déçus, ni perdus. Le judicieux classement thématique dont nous parlons permet de se plonger dans un univers graphique extrêmement riche sans ne jamais décrocher de la trame globale. Cet ouvrage est dédié à la fois aux passionnés des Clubs qui retrouveront les flyers de soirées mythiques, et les grands noms de graphistes boulimiques de travail ; aux novices, qui, en se laissant guider par le fil conducteur, auront avec grand plaisir le sentiment d’avoir vu une grande partie des tendances qui ont compté.
Ali Agur, Ben Swift, Blami, Raffinerie, Swifty… ce sont des dizaines et des dizaines de flyers à leur actif, autour de soirées mythiques comme Batmacumba, Dynamite, Blacktronica, Perverted Science...
Les styles graphiques recouvrent à la fois un panel de styles très différents, mais aussi plusieurs époques. Attention, ce livre est une tranche de vie de graphisme et plaira vraiment aux passionnés d’images en général. Il n’y a pas besoin d’être DJ ou clubber fou pour y prendre beaucoup de plaisir.

Pour terminer, la découverte de cet ouvrage permet deux autres découvertes judicieuses, Happy Books , éditions italiennes sur lesquelles il est bon de se pencher. Vous trouverez plein d’ouvrages thématiques originaux, sur divers pans du graphismes (Fashion labels, Graphic jungle, American Colleges, Broderies 1860, Art on the Beach…). La deuxième découverte est celle du graphiste qui a eu la brillante idée de créer PROUD 2BEA FLYER, Mat Design.
Allez ! un peu de surf graphique.

Proud to be a flyer
Mat
Editions Happy Books
35 euros

Cl.P.
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Rétrospective de Bettina Rheims

Après de nombreuses parutions, parfois scandaleuses (c.f. sa vision toute personnelle du Christ), les éditions Schirmer et Mosel sortent un livre-somme intitulé Retrospective sur Bettina Rheims. En quelques chapitres classés de manière chronologique, on pourra se délecter des différents travaux de cette photographe audacieuse : des sujets divers, les fameuses chambres closes, les animaux empaillés et plus récemment ses images de Shangaï. Avec des reproductions superbes,une occasion de voir l'étendue de son travail en quelques pages, parfois décevant comme ces nus en couleur au goût douteux. On retiendra des lumières superbes et un style bien à elle, quoiqu'on en dise...

Retrospective de Bettina Rheims
Editions Schirmer et Mosel
208 pages
40 euros

S.D.
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Toujours rebelles les grapheurs ?

S’il y a bien des tags qui énervent (de moches signatures sur des murs devenus encore plus laids), d’autres, les grafs, enjolivent la ville. Démonstration par l’ouvrage The Art of rebellion de C100.

Avant de lire ce livre, pour se mettre dans l’ambiance, écoutez le Cd glissé dans la couverture. Des morceaux de Julius Kammerl, Kaos, Beanfield… y sont enregistrés. Ceci dit, l’écoute n’est pas indispensable, on peut ne pas apprécier… L’intérêt de ce livre réside surtout dans son contenu ! Parlons-en.

Paris, New York, Sidney, Londres, Vancouver, Amsterdam… les grandes villes ont été écumées par C100 afin de récolter les plus beaux exemples de peintures de la rue. Fresques disait-on il n’y a pas si longtemps. L’acte de bomber les murs est toujours considéré comme du vandalisme, c’est donc un recueil d’images hors-la-loi que ce livre collectionne. Images qui, de plus, ne sont pas éternelles ; elles seront bientôt enlevées, effacées.

Rien de quelconque ou de banal dans les œuvres photographiées. Le style varie selon les auteurs. Certains de ceux-ci sont maintenant célèbres dans nos contrées (Mambo, Space Invaders, Zevs, M. André…), d’autres sont à découvrir (Seven Nine, Dave Kinsey, El Tono, Stain & Scout, The London Police…). Un petit questionnaire (le même pour tous) permet d’en savoir un peu plus sur le grapheur, avant de se référer à son site Internet.

Petit plus : ne jetez pas le bandeau entourant le livre, des stickers y sont collés !


The Art of rebellion, world of streetart
Par C100 (Christian Hundertmark)
29,90 euros
Gingko Press

M.C.
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Prendre le temps de découvrir Alberto Cuadros

Pour ceux qui comptent faire un petit tour du côté de la côte normande, passez voir les créations d'Alberto Cuadros au Village médiéval de Guillaume le Conquérant (Dives-sur-Mer, à deux heures en train de Paname, et en plus y'a la mer !). Outre le cadre médiéval époustouflant grâce à un réel travail de conservation (les murs des ateliers où travaillent les artistes sont en bois et pierre, ornés des blasons et armoiries d'époques lointaines), tout en évitant le côté
« piège à touristes-cartes postales-souvenirs en coquillages made in China » ou autres babioles.
Le travail d'Albert Cuadros se distingue par sa fausse naïveté. Cette impression provoquée par le premier coup d'oeil furtif jeté en direction du sombre atelier disparaît et laisse place à un monde pictural presque kaléidoscopique. Fruit de collages certes joyeux et colorés, son travail pictural est parfois ironique, grotesque, ou décalé, voire franchement drôle ou éminemment triste...
Alberto Cuadros occupera l'atelier de Dives pendant encore une année, ce qui laisse largement le temps de prendre le temps de le découvrir, de le regarder travailler, de discuter avec lui...


Alberto Cuadros
15, avenue des Résistants
14160 Dives-sur-Mer
Tél : 02 31 24 46 02

E.G.
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The Saline Project : Attention ! chute de réalisateurs râfleurs d’Emmy

Nous vous invitons (avec un peu de retard !) à découvrir The Saline Project, collectif de réalisateurs New-Yorkais devenu incontournable.

Avant d’être représenté à New York par la prestigieuse société de production HSI (David La Chapelle, Jonas Akerlund, Paul Middleditch…), The Saline Project s’est fait remarquer en 1999 grâce au travail de plasticien d’Adam Toht. Incité à poursuivre dans la voie de l’image par le succès de son exposition-collages, c’est comme story-boarder (notamment pour le film Requiem For a Dream) qu’il fera ses armes dans le milieu audiovisuel.

The Saline Project grandira vite, les producteurs experts de HSI lui permettra d’accéder à des projets plus importants, plus commerciaux aussi. Spots pour MTV, clips… sa dernière vidéo en date est magnifique.
Si vous regardez ce clip pour le groupe de rock psychédélique « The Mars Volta » The Mars Volta, vous découvrirez une musique étonnante, des images poétiques, inédites, et qui pour une fois ne rendent pas épileptiques… L’univers est puissant, fragile, mystique et moderne.
On a alors l’impression de regarder par un trou de serrure dans l’esprit tumultueux d’un personnage mi-Burtonien mi-Miyasaki.
Les forces de la Nature y sont envahissantes et les images subtiles ; quant à la symbolique des éléments naturels et du mysticisme associés au rock progressif, ils sont ici finement remis au goût du jour. Laissez-vous emporter par ce grand voyage vert fantastique.

Cl.P.
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